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29-08-2010 - Valmont, 3 Morini en course - par Alain
09-2010 - Imola, Les Italiens ont des grosses bourses !!! - par Maurice
09-2010 - La bourse d'Imola - par Christian
09-2010 - Mons, La Belgique. ses histoires, ses Morinis. - par Christian
20-11-2010 - Salon Moto Légende, Paris - par Alain
04-2011 - Expo Moto Italiennes à Valmont 76 - par Alain
05-2011 - Coupes "Moto Légende" 2011 - par Christophe "Kornog"
09-2011 - La bourse d'Imola, c'est reparti - par Momo
09-2011 - Trophéo Classic à Clisson (44) - par Kornog
05-2012 - Coupes Moto Légende 2012 (21) - par Christian
09-2012 - Les mésaventures de François et Momo à la foire d'Imola 2012 - par Maurice
11-2012 - Salon Moto Légende, Paris - par Alain
06-2013 - Coupes Moto Légende 2013 (21) - par Jacky de Lyon
09-2014 - Premier Trackday Morini Passion (21) - par Alain
04-2015 - Britalia 2015 (02)- par Lulu
08-2015 - Deuxieme Trackday Morini Passion (21)- par Alain




























29-08-2010 - Valmont, 3 Morini en course

Evelyne, Philippe et Alain

valmont
Les quatre heures de Valmont, c'est une course de régularité de motos anciennes. Normalement, le club "Moto Caux-llection" ouvre sa manifestation aux motos de 30 ans et plus. Comme ma Dart est aussi rare qu'originale, les organisateurs m'ont accueilli
Dimanche matin, Philippe et Moumoune étaient déjà en train d'installer les plaques à numéro quand j'ai garé ma moto au milieu des 70 autres concurrents. Toutes les motos sont belles, certaines sont très très vieilles. La doyenne a 110 ans. Le temps est menaçant, mais le vent nous évite la pluie. Après un repas sous la tente, nous voilà prêts à nous élancer dans les rues de Valmont sur un parcours de 5.5km. La route n'est barrée qu'au niveau de la grille de départ, donc il faut rester prudent.
Philippe enfourche la 125 corsaro et nous voilà partis pour le tour de chauffe derrière une 4cv qui nous montre le parcours. Le réglage de carbu improvisé sur le parking semble donner satisfaction et la petite Corsaro tourne rond. Remis en place sur la grille, nous attendons le top, dans le vacarme de quelques fondus du mégaphone. Nous partons un par un car nous sommes chronométrés. Le but n'étant pas de rouler vite mais d'aligner deux chronos les plus réguliers possibles.
Dans la montée, je rattrape déjà les plus lents et bien que je ne cherche pas à tirer la bourre, le plaisir d'enrouler les courbes à côté de toutes ces belles machines me grise et finalement, je saute d'un virage à l'autre, je flane aux côtés d'une 350 Motobecane, puis je rejoins Philippe qui entonne la Marseillaise (pour le rythme et la régularité !!)
Trois tours plus tard, nous rentrons déjà aux stands pour laisser place à la manche suivante.
C'est au tour de la 500 strada de prendre la route. Philippe chante sous son casque, et ça lui réussit. Il termine premier de son groupe. Je m'octrois la première place au classement général avec un incroyable écart de 2/10è de seconde entre les deux tours chronométrés.
Les Morini sont des horloges, on le sait, et en toute mauvaise foi de motard, on peut affirmer que les mécanismes des montres Suisse sont détournés des moteurs Morini. Bon, si on ne croit pas celle là, on en trouvera une autre !!!

Alain Retour à la liste



























11-09-2010 - Imola, Les Italiens ont des grosses bourses !!!

Maurice, Christian

imola
De retour d'Imola avec tout plein de pièces et pas si chères quand on connait les gens. Je ne crois pas que le fait simplement de savoir dire quelques phrases en italiens suffise.
Nous avons eu des contacts avec des grossistes, des fabricants et des collectionneurs préparateurs fabuleux. Samedi soir nous avons fini la soirée à Ravenna ( 50 Km d'Imola) avec le "pape" du corsarino Edgardo D.
Là ce n'est pas une morini mais près d'une bonne centaine qui nous on été présentée de toute la gamme corsarino au mythique settebello 175 et 250 toute la gamme 175 ainsi que de la 350, même une dart, quelques régolarita enfin plein les yeux...
Vendredi après midi nous nous sommes arrété sur Piacenza ( 250 Km avant Imola ) chez Roberto concessionnaire suzuki et Kawa et là il nous a enmené dans une autre zone industrielle voir son stock de pièces morini. Rien à voir avec la Belgique tout est neuf et en super état. Là nous avons fait la connaissance de Guido et Maurizio passionnés de morini Régolarita et c'est grace à Christian et sa culture motoristique morini que nous avons été invité à aller chez Maurizio voir une collection de Régolarita (Guido a couru en compétition avec le mythique pilote de cross morini Mr Gritti et est un ancien pilote d'hélicoptère qui continu d'avoir des contacts avec les états unis dans ce domaine et c'est par lui que Maurizio réussi toutes les transformations et améliorations techniques apportées sur les corsaro). Une bonne douzaine de morini Régolarita plus quelques modèles très rares d'autres marques dans un état proche du neuf. Nous y sommes resté près de deux heures avec toutes les explications et démo sur comment préparer un corsaro à la compétition et les astuces de course en cross propres à Morini. Un moment géant.

Je ne vous parle pas de samedi à Imola, ouverture au public à 7h et fermeture à 18h et plus de 2000 exposants (on nous avait dit 1600) et nous avons trouvé un exposant avec le numéro 1893 au deux tiers du circuit (4800 m de long). On n'a pas réussi à tout voir. Il aurait fallu dimanche.
Pour sur je remets ça l'année prochaine.
Phil j'ai ton couvercle de vis platinées pour ton corsaro et en plus gratuit ils me l'ont offert, par contre on a pas vu une seule 500 et pour les pièces de type compteur faut pas nous en vouloir mais on regarde et cherche d'abord pour nous faut vraiment que l'on tombe dessus pour y penser et l'acheter. Et il y a tellement de choses à voir !!!!!!

Maurice Retour à la liste



























09-2010 - Mons, La Belgique. ses histoires, ses Morinis.

Maurice, Christian, Philippe, Evelyne

mons
Tout a commencé par Philippe qui a eu vent d'un stock à vendre chez l'ancien importateur Morini Enzo à Mons ; les photos circulent sur le net, des rayonnages entiers de réservoirs, de cylindres, de pièces diverses. Sur d'autres photos, on voit des motos mais qui sont déjà dans un jus avancé ; sur d'autres enfin, des moteurs, du corsaro, du tre e mezzo. L'oeil des morinis-passion frise, ils sentent monter en eux des bouffées d'excitation. Et oui, il y a une sorte de tension, d'érection même qui s'empare du moriniste dès qu'il voit des vilos alignés comme à la parade ou des pistons habillés en tenue de gala. Et quand on a ce fameux piston en main, il le caresse comme une jambe galbée de soie . De la pièce, il lui faut de la pièce, c'est une sorte de fétichisme ; il achète, il achète, il achète même s'il n'a pas toujours besoin d'acheter. Il est comme un petit écureuil, il stocke, quitte à oublier deux ans après où il a stocké ses trésors. C'est un peu dans cet esprit-là qu'on est partis à Mons : Philippe a lâché l'info, et on s'est mis la pression, s'imaginant trouver des trésors, Pendant une semaine, on s'appelait quotidiennement :
-Putain, t'as vu Christian toutes ces boites de carbus sur la photo du haut, j'trouverai peut-être un ubf 22 bs pour ma Tresette Sprint.
-Putain pour sûr Momo, et moi, je trouverai peut-être bien l'arbre à cames X1 de la Regolarita.

Les établissements Enzo, des précurseurs et des passionnes de la moto italienne.

A la fin des années cinquante, les établissements Enzo importent les mythiques Morini Settebello, Tresette Corsaro et Corsarino. Plus tard, ils importeront des Laverda. C'est dire la culture spécifique qui anime ces personnes : tutti per le moto italiane. Ils se sont diversifiés de nos jours en obtenant une concession BMW. Ils ont gardé l'esprit de vrais passionnés : sympathiques et ouverts. Fabrizio n'a pas hésité à me donner une miniature de 1098 pour mon bout de chou.

Notre arrivée chez Enzo, en route vers la Terre Promise.

Momo et moi, on part de la région parisienne et Philippe part de sa Normandie chérie, on se retrouve à quelques kilomètres de la frontière pour boire le café. On suit Philippe, il a déjà eu accès à la Terre Promise. Mons est à environ quarante kilomètres de la frontière, on y est vite et on se retrouve vers les neuf heures devant une concession ducati bmw dans la banlieue de Mons. On salue Fabrizio, le gérant, on fait une rapide visite de la concession, motos bien mises en valeurs, beaucoup d'espace, des produits dérivés, un magasin façon store moderne. Ce qui est étonnant, c'est le mariage Béhème et Ducati On aurait pu se dire que c'était pas gagné vu la culture spécifique à chaque marque mais chez Enzo, on est réputé pour les deux marques.
Alfredo, le père, concessionnaire moriniste historique arrive et nous guide à travers la banlieue de Mons vers la campagne. On emprunte des routes pavées et on se retrouve devant l'ancienne concession : sainte soupape, guidez-moi vers mon arbre à cames, notre père le piston, sauvez Momo malheureux avec son carbu moderne, vénérée bielle, trouvez un moteur 5 marce pour Philippe.

Au stock, au stock, au stock.
Alfredo nous précède et nous montre où sont rangées les pièces ; il nous montre ensuite les motos abandonnées, complétement rongées de rouille car pas protégées, ayant reçu la pluie pendant des années ; de ce côté-là, on est un peu déçus. On se rabat donc sur les pièces. Certains rayonnages sont estampillés « tre e mezzo » et d'autres corsaro. Tout n'est pas absolument trié et donc on doit répertorier ce qui se trouve dans certains casiers. Il y a des kilos de segments mais il faudrait une soirée pour les répertorier. On essaie de repérer ce qui peut être utile, on accouple les cylindres et les pistons, on cherche la petite pièce qui nous manque, on appelle le copain parce qu'on sait qu'il a besoin de cette petite culasse carrée qui l'attend en haut du rayonnage perdue au milieu des culasses de trois et demi. Avec Momo, on essaie de reconstituer un carbu ubf, Philippe court deux lièvres à la fois, CHAUD LAPIN VA ! le 500 et le corsaro ; il est moins familier avec ce dernier, il m'aborde fréquemment pour me demander si il pezzo é buono per il mezzo. Le temps passe vite à ce petit compte. Alfredo nous laisse fouiller librement, il nous fait confiance, et nous laisse poser nos trésors dans un coin précis. On ne fera pas affaire avec les motos, Alfredo se réserve celles en meilleur état pour les faire restaurer. C'est le moment des négociations, il y a le côté théâtral ; je propose un prix bas pour l'ensemble, Alfredo s'indigne, suffoque, il demande cinq fois plus. Momo prend le relais, chacun campe sur sa position. On finit par se mettre d'accord sur un prix qui nous satisfait tous.

La quête de pièces donne de l'appétit.
Nous partons du local et allons nous restaurer dans une pizzeria gentiment invités par Fabrizio qui nous évoque tout au long du repas l'activité de sa concession, les comptes qui'il doit rendre à l'importateur, le business et le marchandising au détriment de la passion motocycliste. Il se sent un peu nostalgique et nous dit qu'il se rattrape en restaurant des Alfas coupé Bertone bialbero. Momo évoque ce qui lui tient à cour, le moteur alimenté à eau, le chauffage révolutionnaire ; il ne manque pas de projets pour la retraite celui-là. Un vrai hyperactif.

Après le repas, on retourne à la concession moderne et on visite le garage et Alfredo nous commente les activités de l'atelier. De l'espace, des tables de levage hypermodernes, des conditions idéales pour travailler. Dans un coin, on aperçoit les 888 superbikes officielles de 1992 qu'Alfredo préparait. Il s'est fait un proto avec un moteur de 1000ss sur une partie cycle de 916. Bravissimo ALFREDO, qual uomo !
La sortie se termine et nous repartons vers nos pénates après un détour par chez moi où je cède bien gracieusement le porte-bagage ptt à Philippe tout fier avec son moteur à cinq pattes.

Christian Retour à la liste



























09-2010 - La bourse d'Imola - par Christian

Maurice, Christian

imola
Pourquoi aller si loin ?
La bourse d'Imola pour un amateur de vecchie (vieilles) moto italiane est semblable à un pèlerinage à La Mecque pour un mahométan : il est ensuite formé, différent, plus cool. C'est comme un dépucelage, on se dit putain, ça y est, je l'ai fait, j'ai vu tout ça et personne ne pourra me l'enlever. C'est un peu de cela que je voudrais vous parler, de ce choc pour un habitué des brocantes françaises, de cette différence culturelle.

En chemin vers Imola
Momo et moi, on s'était mis d'accord sur le principe d'y aller. Faire ce que l'on dit, dire ce que l'on fait ; voilà qui est mis en ouvre et le 10 septembre à quatre heures du matin, on prend la route vers Lyon et le tunnel du Monte Bianco. Momo a jalonné le parcours de rendez-vous ; pezzi, pezzi (pièces) ; comme un top-model, il a son gros book mais le sien contient des photos de ses Morinis en cours de restauration. Le book, qu'il appelle la bible aura son utilité. On passe la frontière sur le coup des onze heures. On a rendez-vous à Piacenza avec Roberto et son frère qui sont deux motocistes qui tiennent un magasin de motos japonaises dans les faubourgs de la ville. Que foutons-nous là ? Attendez, il piu bello arrive : ils disposent dans un local proche d'un stock très conséquent de pièces Morini. Ma-ra-vi-glio-so !!!( merveilleux) Les pièces sont impeccablement rangées sur des rayonnages , dans des tiroirs et recoupent la majeure partie de la production depuis les années cinquante. De la pièce d'entretien mais aussi des vilos, des cylindres, des tubes de fourche, des caches latéraux, des jantes alu, il y a de tout .J'ai même réussi à trouver un porte-bagages pour mon Corsaro, pas le méchant truc Ptt, non, un beau porte-bagages chromé. Momo, un peu désespéré avec son piston troisième côte trouve une chemise (canna en italien) pour repartir en côte d'origine avec le piston qui va bien, cinq segments s'il vous plait. Et pas pour du tre e mezzo, non, pour une 175 Tresette Sprint de 1958 1er série.

J'en suis sur le cul. Roberto et son frère sont des gens charmants qui se décarcassent pour le client et cherchent pendant un quart d'heure un bout de pièce dans les tiroirs. Pourquoi cette sympathie et ce dévouement. Parce qu'en face, Momo a l'attitude qui va bien : un très bon italien, de l'exubérance, de la chaleur humaine -attention, il ne leur saute pas dessus non plus-avec ces arguments-là, le contact est plus facile.

On fait donc notre petit tas de pièces en attendant la douloureuse car je me dis qu'ils vont pas s'être décarcassés et avoir lâché leur stock pour des prunes. Non, Roberto est molto correcto et sur les prix affichés nous enlève cinq euros par ci, dix euros par là. Au final, on n'en a pas pour si cher que ça et que du neuf.

Au moment où on fait notre addition, deux hommes entrent, la soixantaine, ils viennent récupérer un piston de REGOLARITA. Guido et Maurizio. Ce sont des passionnés de fuoristrada (tout terrain) qu'ils pratiquaient dans leur jeunesse, pas dans mon genre avec ma 175 Motobécane avec une fourche de 350 Honda, non de vrais coureurs. Guido a couru sur un Corsaro officiel avec l'équivalent du Joël Robert de l'époque pour l'enduro qui se nommait Gritti et qui a fait briller les couleurs de Morini dans les grandes compétitions internationales comme les Six Jours, ce jusqu'en 1971. Après, les mesures anti-bruit ont pénalisé les petits quatre temps.

Je les aborde en leur demandant quelques conseils de réglages et quelques avis sur des arbres à cames plus pêchus. Guido parle un français parfait, presque sans accent, il est ingénieur et technicien motoriste, c'est dire s'il connaît son affaire. Il me montre des profils de cames intéressants pour le tout terrain mais aussi pour la route où on ne prend pas de plaisir avec un arbre trop pointu on-off qui rend votre moteur semblable à un deux temps.

Maurizio est emballé, depuis que je lui ai prononcé quelques noms de cames mythiques : 1x ou C1, cames qui étaient montées sur le 175 ou sur les Corsaro stradale ou Régolarita. Je leur parle de Gritti et du Corsaro sperimentale de 1971, c'est le Sesame qui va nous ouvrir leur atelier.

On quitte Roberto et son frère qu'on retrouvera à Imola et nous voici partis vers le centre-ville de Piacenza où Maurizio nous dirige vers des appartements plutôt anodins et lorsqu'il ouvre une porte de garage, on distingue bien une ou deux motos mais pas de quoi grimper au plafond. L'espace est vaste et encombré de meubles que Maurizio restaure. On traverse un corridor où j'aperçois un Corsaro Lusso de 1969, en épave et on arrive enfin vers une sorte d'atelier-musée ou tous les modèles de Corsaro Regolarita sont alignés comme à la parade .Du modèle de 1962 presque semblable au Corsaro stradale à la bête de course qui a fait les championnats du monde à L'Escorial, près de Madrid en 1970, voyez le film avec STEVE MAC QUEEN, on any Sunday. Cela parle de cette course.

Des photos aux murs relatent toute cette aventure extraordinaire des petits bolides italiens dérivés des motos de route qui niquaient les motos deux temps -prototypes ceux-là comme les Jawa, MZ, Puch, DKW, Zundapp et les premières KTM.

Ils doivent se compter sur les doigts de la main, en Italie, les collectionneurs qui disposent de tous les modèles de Corsaro Regolarita. Il y a les quatre cylindrées, 100, 125, 150, 165. Le seul que je n'ai pas vu est le « Sperimentale testa piatta »(expérimentale à culasse plate), ultime effort pour contrer le deux temps avec son échappement spécifique dont le coureur bouchait une sortie avec son genou pour passer le contrôle anti-bruit. Par contre, ils nous ont montré beaucoup de pièces propres à cette machine dont le fameux pot d'échappement et le boîtier de filtre à air refait à neuf.

Maurizio commence par nous montrer les multiples astuces qui se trouvent sur ces machines tout-terrain : bobine HT doublée, câblage doublé, graissage permanent de la chaîne secondaire, gonfleur sur le côté pour les crevaisons, plein d'astuces qui évitait au pilote de se faire disqualifier puisqu'il avait un temps de réparation très restreint et pas le droit de changer certaines pièces.

Ces Corsaro valent une petite fortune, sachez qu'un 165 restauré se vend pratiquement dix mille euros. Que dire de machines qui ont un palmarès comme la plupart des siennes.
Il nous montre ensuite les préparations moteur effectuées sur les engins. De bonnes photos valent mieux qu'un long discours. Les pistons, culasses et cylindres n'ont que la forme extérieure commune avec nos « poumons ». Ils utilisent les matériaux les plus légers pour fabriquer des pistons allégés aux jupes en titane, des bielles qui pèsent trois grammes, des tiges de culbuteurs en acier de diamètre 8mn évidées pesant le même poids que celles d'origine en alu et permettant des régimes allant jusqu'à 12500 trs/mn et des culasses dont les chambres de combustion sont plus profondes que le vagin de ma belle-sour. D'ailleurs, sur les derniers Regolarita, testa piatta, le piston fait aussi office de chambre de combustion.
Généreux, Maurizio nous donne un arrache-volant magnétique et une cloche d'embrayage allégée. On se sépare en remerciant chaleureusement ces deux formidables passionnés.

CA Y EST, ON Y EST

C'est vers Imola que nous nous dirigeons désormais en compagnie des Italiens qui se rendent en week-end ; il est cinq heures du soir ; ça bouchonne dur aux environs de Bologne. Enfin, le panneau « salita Imola »( sortie vers Imola).

Putain on y est, je n'en reviens pas. On s'installe au camping, qui est à côté du circuit, on plante la tente et on va se restaurer dans une trattoria.
Bruits de dancing, de boite, motos qui pétaradent, le sommeil n'est pas fameux. A six heures, on est réveillés. Un café et nous voilà prêts pour notre grande journée. A sept heures et demie, il y a déjà du monde. Momo a pris son vélo, je ne comprends guère pourquoi, je comprendrai par la suite quand j'aurai bien arpenté le circuit.

Une fois les billets pris, c'est comme un choc, on est dans le paddock et il y des marchands partout. Rien que dans cette partie, c'est comme le salon Moto-Légende puissance 10. Je suis comme dans un rêve et je ne sais plus où poser mes yeux.

Le public n'est pas spécialisé comme en France où on ne voit que des vieux motards. Ici, des jeunes, des couples, des familles viennent pour regarder, pour se détendre. Des vélos partout, on se croirait en Hollande. L'atmosphère est détendue. On en profite pour faire le plein de revues italiennes. Motociclismo d'Epoca ; Legend Bike, pour certains c'est Playboy ou Gai pied, moi, je me shoote aux revues de vieilles motos italiennes.

Momo a des rencarts pour acheter différents accessoires d'occase, pendant ce temps j'arpente le paddock. J'aperçois un panneau Morini et je me rends compte que c'est un certain Paolo qui tient le stand réservé aux pièces racing pour corsaro et settebello. On nous a déconseillé d'acheter ici car ce sont des refabrications qui ne sont pas sûres. Par exemple l'arbre à cames vendu pour Corsaro serait conçu sur un modèle-il campione (l'étalon) déjà usagé. Il vend un corsaro 5 marce (5 vitesses) 450 euros, trop cher se dit-on.

Un peu plus loin, on trouve le pape du corsarino, Edgardo Donatini, un peu royal, un peu froid derrière son stand ou dix Corsarino trônent, des petits jouets magnifiques, qui nous font retomber en enfance ; chez lui le soir sur Ravenna (50 km d'Imola), il révélera une toute autre personnalité.

Les heures défilent, on a fait le tour du paddock ; personnellement, je me repérais par rapport aux Morinis en attendant Momo ; lui veut tout voir, il préconise donc le quadrillage comme ça on voit tout.

Des contacts ont été préétablis par Momo avec des accessoiristes, Hermes nous vend des caoutchoucs à prix presque coûtants. Plus loin, alors qu'on désespérait de trouver le fanale posteriore ( feu arriére) de la Tresette sprint, on aperçoit un petit négociant qui travaille en famille, qui le propose pour un coût modeste alors qu'on nous avait avertis : in-tro-va-bi-le. Comme quoi, il suffit de prendre son temps et de chercher.

L'après-midi se passe à arpenter la piste du circuit. Sur quatre kilomètres 800, de chaque côté de la piste, pezzi, moto, moto, pezzi. Les prix des motos historiques des années cinquante ou soixante sont très élevés. Trouver une 175 Setebello est banal mais va-t-elle être authentique ? Beaucoup sont des 175 GT ou Supersport transformées en Setebello. Pour acheter, il faut que vous connaissiez parfaitement le modèle, que vous soyez suffisamment expert pour faire la différence entre authentique et réplique. Pas évident.

On remarque une très belle Tresette Sprint, elle est rutilante mais lorsqu'on y regarde de près, il y a des détails qui clochent : cette manette d'avance marquée Gilera, ce compteur qui est rayé et dont le caoutchouc ne remplit plus guère sa fonction. Quand on vous demande 8000 euros pour un tel engin, on est en droit d'exiger de la qualité. Ces motos se vendent-elles à ce prix ? Le moteur est-il un vrai Tresette Sprint. Encore une fois, il faut vraiment connaître ce que l'on vient chercher.
Plus loin, on nous demande 5800 euros pour un Corsaro coursifié à double allumage. Les vendeurs sont amusés car on inspecte le moteur comme les commissaires de l'ONU inspectaient les sites dits d'enrichissement d'uranium en Irak. On rigole avec eux et on ne discute même pas le prix. Uno pezzo storico della storia motociclista italiana ( Une pièce historique de l'histoire motocycliste italienne) ne vaut pas cette somme-là.

Au fond, tout cela n'est pas important. On rit, on parle, on fait des grands gestes ; on est dans des vrais échanges humains. Loin, bien loin des rapports froids et anonymes qu'on peut rencontrer en France.

Vers 19 heures, on part à Ravenne où on a rendez-vous avec Edgardo Donatini, le « pape » du Corsarino, souvenez-vous, je vous en ai parlé plus tôt. L'adresse mal configurée sur sa carte nous induit en erreur ; on se retrouve à vingt bornes de notre lieu de rendez-vous. Momo nous remet dans le droit chemin avec son italien impeccable. Putain les morinistes, chez Edgardo, c'est la Mecque ; il a tous les modèles ou presque, en tout cas tous les vieux monocylindres. Imaginez trente Corsarino alignés, cinq 175, quatre ou cinq Corsaro.

Momo trouve quelques pièces pour sa Tresette et son Corsarino et Edgardo nous invite gentiment chez lui pour boire quelques verres de vin en compagnie de son épouse.

C'est fourbus que nous regagnons le camping et que nous repartons à l'aube vers la France. Tanti ricordi(que de souvenirs) ! La bourse d'Imola est VRAIMENT un événement unique et incontournable pour l'amateur de motos italiennes.

Christian Retour à la liste



























20-11-2010 - Paris - Salon Moto Légende - par Alain

Maurice, Philippe, Jean-Luc, Philippe, Jean, Alain

ml
On l'avait annoncé depuis quelques semaines, et ça y est, nous y sommes. Raphaël, mon vieil ami d'enfance (et futur Moriniste dès qu'on lui aura brûlé sa 750 four) me rejoint à la maison et nous voilà partis récupérer le président Philippe. Zou, direction Paris, porte de Vincennes. Philippe porte fièrement son prototype de tee-shirt de notre club.

A dix heures, nous sommes devant l'entrée du salon Moto Légende. La file d'attente à la caisse n'est pas gigantesque et rapidement, nous entrons dans la première pièce. Immédiatement à droite, on tombe sur le stand Benelli où trône en hauteur la belle Sei de Laurent. Accueil très sympathique des amis Benelli. Laurent n'est pas là, il est passé vendredi et reviendra dimanche. Ben ça, c'est pas de bol.

Deux minutes après, on perd Philippe. Bon, C'est un grand garçon, et depuis peu, il est équipé d'un téléphone portable ultra-moderne qui fait même téléphone quand il pense à le sortir de sa poche. Pas grave, nous continuons sans lui. On s'extasie devant la ducat 888, on se pâme devant les 500 RG, ah, la gamme Dream au complet. putain, c'est quoi cette moto au bois et au liège ? Un peu plus loin, des 900 Z1 plus belles que neuves (et plus chères aussi). On tombe sur des Norton Commando neuves, nouvelle moûture. Au détour d'une allée, quelques raretés. Toujours pas de Philippe.

Midi, l'estomac se manifeste. On sort pour casser une petite croute. Entre deux bouchées de sandwich au pâté, j'aperçois un voisin. A vrai dire, je ne sais pas comment il s'appelle, mais on a discuté un moment devant chez moi quand il s'est arrêté devant ma Dart. Il roule en MV Agusta. Avec ses trois potes, ils ont une belle dégaine de Joe Bar Team. Alléluia, mon téléphone sonne, Philippe nous rejoint. Ca discute ferme. On goute mon pinard Chilien (pas si mauvais) et .eh oh, faut pas mollir, l'heure du rassemblement des Morinistes approche.

13h30, nous revoici devant chez Benelli où on a donné rendez vous à Maurice ainsi qu'à Philippe qu'on n'a pas encore vu en vrai. On poirote tous les trois en attendant les deux autres. Arrive un couple : « c'est vous les Morinistes ? » Jacques a lu sur notre site qu'on allait se rassembler, et est venu avec son épouse. Très sympas tous les deux, la conversation s'établie très vite, surtout que notre Jean-Luc arrive. Quelques éclats de rires plus tard, Maurice débarque, et surprise, Jean le Jurassien est avec lui. Comme toujours, ça balance, ça chambre, ça rigole. Philippe, notre nouveau nous rejoint bientôt et nous voilà au complet. L'air de rien, l'heure tourne. On poursuit la visite.

Le groupe se disloque à nouveau. Dans cette deuxième partie, on trouve pas mal d'accessoires, d'outillages, de pièces détachées. Il y a de quoi fouiner et passer une journée entière pour qui voudrait tout voir, mais la journée s'achève déjà. Maurice et Jean quittent le salon en même temps que nous. Jean-Luc y est surement encore : il connaît tout le monde. En sortant, je jette un coup d'oil à l'affiche annonçant notre rassemblement à Colmar que Momo a collé la veille, et . j'ai hâte !

Alain Retour à la liste



























03-04-2011 - Expo Moto Italiennes à Valmont (76)- par Alain

Philippe, Evelyne, Marie-Jo, Jean-Luc, Jean-Pierre, Sébastien et Alain

expo_valmont1
Dimanche 3 Avril 2011 a eu lieu l'exposition annuelle organisée par nos amis du club Moto Caux'Llection. Cette année, le thème était la moto italienne, alors bien sur, on était là.

Jean-Luc et Marie-Jo sont arrivés samedi en début d'après midi chez Philippe et Moumoune. Après une petite promenade en bord de mer et une bière en terrasse, ils sont allés déposer les motos dans le gymnase qui héberge l'expo chaque année. Jean-Luc avait apporté deux Corsaro : la verte de Francis et sa rouge. Moumoune tirait le plateau qui apportait la 500 Camel et la petite Corsaro PTT tout juste remontée après peinture. Philippe est arrivés sur sa 500 Strada. Jean-Pierre a déposé son fameux 175 Settebello et sa 350 Aermacchi. La 125H de Sébastien est en place.

Il reste encore deux places vides devant le stand Morini passion bien visible grâce à la banderolle apportée par Jean-Luc : je suis franchement à la bourre et ma Dart est encore dans mon garage. Je suis à 20km de chez moi, ma remorque est pleine de trucs à vider à la déchetterie, je suis crasseux. je ne serai jamais à 19h à Valmont comme prévu car il est . 19h02. J'arrive finalement à 20h20. La moto est en place, il ne me reste plus qu'à rejoindre les autres chez Philippe et Moumoune pour un repas en commun. J'arrive enfin, visiblement l'apéro a été long ! (enfin, je dis ça, moi, j'dis rien, hein !)

On engloutit une bolognaise (tiens donc !) excellente arrosée de vin italien (faudrait pas se dessécher !) et on écoute Jean-Pierre qui nous raconte ses vingt ans, sa première Morini, ses anecdotes de courses et de paddocks, les gens, l'esprit de l'époque. Parfois, les histoires deviennent un peu plus contemporaines, Jean-Luc entre dans la narration, Marie Jo n'est pas en reste. Philippe et moi, on a les yeux écarquillés et le sourire aux lèvres comme des gosses à qui on raconte des histoires de cowboy. La soirée avance, et pour Evelyne qui bosse le lendemain matin, la nuit s'annonce courte.

J'arrive le premier à Valmont. Neuf heures pétante. Vu le retard que j'ai eu la veille, je me dois d'ouvrir le stand. J'entends un bruit particulier derrière moi. Un 1200 Corsaro ralentit. C'est Jean-Charles qui vient exposer sa moto au milieu des nôtres pour que toutes les époques soient représentées. Dans l'expo, un monsieur d'un âge respectable passe et repasse avec son épouse et s'arrête à chaque fois devant le Settebello de Jean-Pierre. Je l'interpelle et il me dit avec un accent Italien qu'il a couru sur une moto identique dans les années 60 en Italie, aux cotés de Giacomo Agostini. J'essaie de le retrouver quand Jean-Pierre arrive, mais trop tard, il est parti. Dommage.

Les autres arrivent à 10h30 (ça me fait plaisir de pouvoir écrire que mon heure et demi de retard du samedi est compensée !!!!!). Présentations rapides avec Jean-Charles et son pote. L'expo attire de très nombreux visiteurs. On discute à droite et à gauche. L'ambiance est sympa. La corsaro PTT est photographiée sous tous les angles. Philippe est interviewé par LVM. On fait des rencontres, on lie des contacts, on rigole, bref, la journée passe vite.

Les premières motos quittent la salle. Jean-Luc et Marie Jo ont 3 heures de route pour rentrer vers Paris, Jean-Charles n'a pas trouvé acquéreur pour son 1200 Corsaro mais nous a donné un but de balade intéressant. Le concessionnaire Morini de Valogne dans la Manche est un véritable passionné, on va aller lui rendre visite. L'occasion pour le Moto Morini Passion de se réunir à nouveau.

Alain Retour à la liste



























29-05-2011 - Coupes Moto Légende à Dijon (21) - par Christophe

Philippe, Jean-Luc, Zoni, Momo, Kornog

ml_kornog
Un départ le vendredi matin, un peu fatigué de la petite nuit passée, ayant du préparer ce voyage la veille au soir, très tard.....la semaine ayant été bien remplie... La moto bien arrimée sur son plateau...plateau de circonstance ou de légende vu son aspect !! je récupère à RENNES un ami qui m'accompagnera pour la route. Non motard, mais passionné, il en profitera pour retrouver sur place sa soeur et son beau frère, venant du Sud de l'hexagone, tout deux engagés pour les démos sur LAVERDA. Nous voilà partis pour les quasiment 700 bornes prévus. Je dis prévus, car notre sens de l'orientation nous amènera un petit peu trop vers le sud...comme si ma 500 voulait retourner sur ses terres d'origine...

Enfin DIJON en vue, nous "l'attaquerons" donc par le sud, ce qui nous obligera à subir ses embouteillages du centre ville afin de rejoindre notre objectif, le circuit de DIJON-PRENOIS. Après le passage de plusieurs "check point", ne rentre pas qui veut, nous pénétrons enfin dans l'enceinte du circuit où nous retrouvons nos LAVERDISTES qui nous ont gardé une place sur l'emplacement réservé aux participants du rallye. Nous ne sommes donc pas au centre du circuit, avec ses sous bois et sols meubles pour planter nos tentes .....pour nous se sera bitume et gravillons !! difficile de planter les sardines, mon pote a prévu les fers à béton . L'avantage est que l'endroit est plus calme, loin de l'effervescence des paddocks et centre du circuit.

Après s'être installés, et mangés quelques grillades, longues conversations entre passionnés d'anciennes, un ami du groupe s'est joint à nous avec ses ancêtres, une Monet Goyon de 42 et une Koelher Escoffier des années 50. L'ambiance est posée ! Après une nuit bien fraiche, et un bon petit dej' avalé rapidement, direction la piste, pour suivre les Laverdistes, madame sur une 500 et monsieur sur un 1000. Je cherche la 500 MORINI engagée en série I. sans résultat...Un tour à la bourse d'échange. Peu de pièces d'Italienne. En fond de parc, un spécialiste de pièces de Ducati, "DUCATI PARTS". Je m'approche, beaucoup de pièces étant communes. Je déniche des colliers support de phare, l'un des miens étant cassé et des freins d'écrous de couronne arrière. Je trouve chez des Allemands des colliers d'échappement à bas prix. Quelques motos sont également à vendre. Je m'intéresse à une 353 MV Ipotesi...puis fait demi tour en voyant le prix non conforme à son état..ah le mythe MV, cela se paye. Surprise, dans la foule, je croise philippe, Jean-Luc et Maurice . Ils se sont installés à l'extérieur du circuit. Je tenterai de les retrouver plus tard, sans succès. Plus tard je croiserai "Zoni". Le soir, une ballade à pied dans les emplacements réservés aux concurrents et aux clubs. Il y a de l'ambiance et de bien belles motos. J'aperçois la 350 MORINI de "ZONI"....dans les paddocks, tous les Team, avec leurs motos inabordables et la logistique qui va avec...on rêve, un peu. Et là, au fond, j'aperçois la 500 MORINI engagée en série I. Elle appartient à un Anglais. Sans partie pris, je ne la trouve pas extraordinaire, ni strictement d'origine...mais bon, demain je fais le rallye.

Dimanche, debout à l'aube. Le départ du rallye est prévu à 07H30 !! Un petit coup de "fée du logis" sur la 500, pour éliminer les saletés accumulées lors du trajet, et on tente de la démarrer. Et là rien !! Starter en place et nombreux coups de kick ébranle enfin le twin. Je me place parmi une centaine d'engagés prés à enrouler le bitume sous un soleil radieux. Les avants guerres, et petites cylindrées prennent le départ. Pour nous "les classiques" ce sera 20 minutes plus tard. Philippe et Jean-Luc sont là, malgré l'heure ! Cela démarre et là en sortie de circuit, dans la montée, je sens que le twin s'étouffe...merd' le starter...trop tard, je cale. Poussette dans la descente ni changera rien. Je suis seul, tous les concurrents sont déjà loin. Un organisateur vient me demander si elle va démarrer. Mais bien sur qu'elle va démarrer !! J'attends un peu, puis me remet à quelques coups de kick rageurs. Et là, ouf, le twin redémarre. J'enclenche la première et une course poursuite avec le groupe de rallymen s'engage. Au premier carrefour, je demande ma route, c'est vers la gauche. Après quelques bornes, j'aperçois le groupe, puis je recolle. La banane revient et ne disparaitra pas pendant ces 108 kms de route viroleuses dans des paysages sublimes. Trois arrêt étapes, avec charcuterie et de quoi se désaltérer. J'aurai l'heureuse surprise lors de l'une de ses pauses de recevoir pour la 500 MORINI, la coupe des "Marschals". Pour une fois que l'on distingue et que l'on parle MORINI, je ne boude pas mon plaisir.

Retour le soir vers la Bretagne. Non sans mal. Ayant laissé pendant le WE, les portes de ma voiture ouvertes, je n'ai plus de batterie. Mon "voisin" Italien me viendra en aide avec cables et batterie. Solidarité motarde. Un petit radar à 2h00 du matin à RENNES et je pars vite me coucher...

Christophe "Kornog" Retour à la liste



























09/11-09-2011 - Bourse d'Imola, c'est reparti (It) - par Momo

Philippe, Jean-Luc, Momo

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Philippe notre Président et Jean-Luc sont arrivés mercredi en après midi à la maison en région de Melun.

Réveil demain matin vers 2h30 départ pour l'Italie vers 3h00. Après une brève nuit, Philippe à dormi dans son camping car et Jean-Luc à la maison, nous attelons la remorque dans une nuit calme et nous voila parti sur l'autoroute du soleil. Avec une vitesse de croisière de 120 km/h nous atteignons les Alpes et leurs déviations pour travaux vers 9h30. Là nous devrons patienter une bonne demi-heure pour traverser le tunnel du Mont Blanc. Enfin l'Italie et ses tunnels, le val d'Aoste, le Piémont et notre premier arrêt sur la région de Biella, commune en bordure d'autoroute en fin de montagne. Là trois jours auparavant j'avais trouvé sur le net une petite annonce sur la vente d'une 125 Morini spécial de 1974 pour 350 ?. Après avoir téléphoné j'apprends que c'est le fils qui cède la moto de son père. Suite aux nombreuses demandes suscitées par cette annonce alléchante le prix était passé à 400?.

Ok avais je dis nous serons chez toi vendredi en matinée. Et c'est bien vers 11h30 que nous arrivions sur une petite route étroite de montagne dans un cul de sac face à deux portes de garage. Un jeune homme d'une vingtaine d'années nous y attendait, la moto trônant seule dans un box. Les photos sur le net sont parfois trompeuses et acheter sans réellement voir de visu l'objet est toujours bien délicat. Et là une fois sortie à la lumière la petite 125 se révéla souillée de rouille, selle déchirée, jantes, fourreaux de fourche, guidon et même l'intérieur du réservoir atteint par une rouille dû à un mauvais stockage et un garage très humide. Par contre elle est complète, il ne manque rien et tout est d'origine. De 400? la négociation s'achèvera à 250 ? après un petit quart d'heure. La petite Corsaro est chargée sur la remorque et en guise d'amitié nous lui offrons une bouteille de Bordeaux. Après une petite halte repas, retour sur l'autoroute, destination Piacenza et notre ami Roberto concessionnaire Ducati et multi marques.

C'est vers 17h00 que nous arrivons toujours grâce à notre indispensable GPS chez Roberto. Nous attendrons la fermeture à 19h00 pour enfin nous diriger vers l'entrepôt de stockage Morini. Beaucoup de pièces neuves achetées d'anciens lots et grâce à son réseau des reproductions à l'état original, parfois même mieux que l'origine les matériaux ayant évolués. A 20h00 allégés de quelques euros mais heureux d'avoir la pièce manquante à la restauration de notre Morini, nous reprenons la route pour Imola.

Il est 23h00 quand nous pénétrons dans la commune d'Imola direction l'autodrome. Un parking en bordure de rivière un pont à traverser et l'entrée à 300 mètres nous voilà parqués.

Réveil vers 8h00, et tout en déjeunant nous remarquons une forte concentration à la billetterie. La brocante est ouverte. L'année dernière et les précédentes c'était ouvert qu'en après midi. On rentre tout, on sort nos vélos et via.

Cette année le billet d'entée est à 10? par jour, on a pris 2? d'un coup, c'est la crise.

Aller c'est parti, nous entrons par l'entrée principale c'est à dire les paddocks avec toutes ses étales bien rangées sur trois files. Tous ne sont pas encore installés. Devant les stands des différentes associations et revues comme Motociclismo d'época, Légend Bike etc etc....

Nous nous engageons dans la première allée où nous retrouvons Hermès Trioschi le spécialiste des caoutchoucs en tout genre (poignées, repose pied) des pompes de gonflage, plus loin c'est Aldo Satta spécialiste des optiques, feux arrières, compteurs, cocottes re-fabrications à l'identique de l'original, capable même de vous fournir le cerclage et le verre de votre compte tours.

II fait très chaud déjà, montés sur nos destriers direction le circuit. Le circuit fait un peu plus de 4 km, il monte et descend dans un super cadre vallonné de pinèdes. Le site est fabuleux et la bicyclette devient obligatoire pour finir dans de bonnes conditions. C'est vers 17h30 arrivés au trois quart du circuit que les exposants commencent à bâcher. La brocante ferme à 18h00.

Retour dans nos pénates et là comité d'accueil, deux motards vigili urbani et un à pied à la circulation qui nous guettait. Le véhicule est trop long et prend trois places de stationnement. La multa (la prune) est sur le pare brise 39 ?. Celui à pied parle un peu français et nous relate ses vacances en France sur la Normandie et la Bretagne et un climat de sympathie s'instaure, se laissant même photographier.

Bref il faut dégager et aller se poser 300 mètres plus loin dans un parking payant (21 ? la journée)

Samedi démarrage 9h00. Tout d'abord les paddocks pour trouver le stand 121 et un certain Maurizio vendeur sur le net d'un ensemble phare, commodo pour équiper la petite 125 PTT de Moumoune. Chacun au fil des allées trouvera son bonheur comme Philippe qui n'en revient pas quand Paolo Luzzi Siena lui vendra un compteur neuf fond bleu pour son 500 strada pour 60 ?. Il faut dire que nous venions de présenter à Paolo le seul Président de Club Morini au monde portant le nom de la marque. Le respect s'installe dans un climat de franche bonne humeur, surtout quand on parle leur langue. Je trouverais mes pots d'échappements pour mon Briscola chez Brezzi Randellini, ma jauge à huile chez Edgardo Donatini pour mon Corsarino Dona, chez Giuseppe Indiversi, Philippe prendra contact pour une 501 New York, Jean Luc fera fureur avec ses photos de Corsaro et Settebello en course et nous retrouverons sur le circuit plus tard Libero pour partager du vin blanc italien tout juste un peu frais.

Encore une journée bien remplie et déjà sur le circuit des exposants qui remballent vers 17h30. Ceux là ne seront plus là demain d'autres peut être les remplaceront. Le soir, virée à vélo vers notre petite gargote de quartier chez Pietro et sa femme. Repas local aux saveurs bien de là bas avec bière locale pour 35 ? environ pour trois. Discussion animées sur l'Europe, nos présidents et leurs femmes enfin la vie quoi !!!!

Dimanche dernière journée, retour sur les paddocks pour y trouver des démonstrations de matériels de sablage avec de nouveaux produits pour les matériaux tendres de type alu, un tour rapide sur le circuit pour constater que les exposants partis la veille non pas été remplacés et retour à notre gargote locale pour notre dernier repas et saluer Pietro.

Voila retour sur la France avec plein de contacts et de gens à revoir. Bilan financier de parcours avec 2180 Km aller retour Melun Imola avec un camping car diesel et péage : 766 ? .Le gasoil est sur le parcours, que se soit en Italie ou en France à environ 1,52 ? le litre et les péages ont eux aussi augmentés par rapport à l'année dernière. Mais c'est une super aventure et j'y serai encore l'année prochaine.

Merci encore à Philippe pour nous y avoir emmené.

Maurice "Momo" Retour à la liste



























17-09-2011 - Trophéo Classic - Clisson (44) - par Kornog

Christophe (kornog)

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Reveil de bonne heure, (pour un dimanche), l'accueil des participants étant prévu à 9heures et comptant mettre pas loin de 2 heures pour faire la route. La MORINI est installé sur son plateau depuis la veille, pour le reste, comme d'habitude, je m'y prends au dernier moment...cuir, casque, appareil photo, sandwiches....tout est "jeté" dans la voiture...je pars seul, mon fiston préférant rester regarder le match de Rugby à la télé.

Je fais la route sous un soleil radieux, de bonne augure pour la journée. Arrivé à CLISSON, je tourne en rond pendant quelques temps avant de trouver le lieu de rendez vous, une place du centre. La ville de CLISSON est charmante, son château, ses petites ruelles...mais quand on traîne un plateau et que la moitié de la voirie de la ville est en travaux...Enfin, après avoir demandé ma route, je trouve le lieu de rendez vous...pas grand monde. Je suis dans les premiers. On me propose d'aller prendre un petit dej' gracieusement offert. A mon retour, la place commence à se remplir. Surtout des voitures, Italiennes bien sûr, des modestes FIAT jusqu'aux prestigieuses FERRARI ou MASERATTI en passant par une flotte d'Alfa Roméo et autres LANCIA...Les motos arrivent également, en moins grand nombre...Quelques LAVERDA, (1000 jota, RGS, 750 SF.), GUZZI ( une splendide 250 AIRONE, FALCONE, T3..), DUCATI ( mono 250, 600 PANTAH, 900 DARMAH..) , 1 LAMBRETTA 175 IMOLA (faisant un bruit de 500 Kawa ou 350 RDLC !!), un petit mono MV.....

Le moment de prendre des photos..."Mer'.." la batterie de l'appareil est à plat !! On utilisera le portable, tant pis pour la qualité...portable qui tombera en rade lui aussi en milieu de journée. Pour le reportage photo c'est un peu foutu. Cela m'apprendra à tout préparer en dernière minute.

Vers 11H00, début de la balade qui commence par une "parade" dans le centre de Clisson. La MORINI n'a pas apprécié, le pilote non plus d'ailleurs, qui se serai bien passé de cette parade, les ruelles ou autres petits ponts (charmant en piéton) ne s'y prêtant pas. Le cortège étant constitué de MOTOS mais aussi de voitures...cela "bouchonnait" lorsque la "camionnesque" MASERATTI Quattroporte ou autre FERRARI restaient coincées dans un rétrécissement de chaussée. Enfin, on sort, prendre l'air. Une fois la ville quittée, petite promenade, moins de 50 km en pays Nantais, parmi les plans de vigne...d'ailleurs un arrêt s'impose....chez un viticulteur !! Dégustation, avec modération, de ces produits...un bon moment. Il est temps de repartir, je compte une quinzaine de motos et le double de voitures...sympas. J'aurai aimé avoir une vitesse un peu plus soutenu, mais le manque de "gilets jaunes" pour encadrer le cortège nous obligeant à de nombreux arrêts...

Le ciel se couvre...nous arrivons à CLISSON juste avant le déluge qui gâche un peu la fête, heureusement, le soleil revient en début d'après midi avec la foule des visiteurs et de motards non inscrits pour la ballade du matin, notamment une bande de DUCATISTES chevauchant des 900 SS, 900 DARMAH ou autres PANTAH, mais aussi quelques GUZZI LE MANS et 500 MONZA. L'organisateur, Bertrand BOCHOT fait ensuite un tour des participants, micro à la main, afin de présenter les machines exposées...Heureusement que j'avais révisé, et que j'avais préparé une fiche technique de la 500, seule représentante MORINI du plateau. Au vu des questions posées, MORINI reste une marque méconnu ou "mal connu" des non initiés, mais des motos apparemment appréciées et on ne va pas bouder son plaisir !

Christophe "Kornog" Retour à la liste



























25/27-05-2012 - Des coupes Moto - Dijon Prenois (21) - par Christian

Christian, la goupille, Momo, Jean-Luc, Guy, Serge, Lulu, François, Philippe, Alain, Pascal, Jean-Claude, Jean, Franck, Serge, Georges, Alain, Sophie, Christophe

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Des coupes moto-légende j'avoue que je n 'ai pas vu grand chose m'étant déplacé simplement à la bourse et sur le village marchand mais je retiendrai que la manifestation s'étoffe d'année en année et qu'en rapport avec les premières éditions de Dijon, il y a sept ou huit ans, c'est comme comparer Novegro à Imola.

Je suis arrivé le samedi à midi après tout le monde. C'est que dans l'Educ, on ne lâche pas les profs comme ça, et au bout d'un long cheminement dans le circuit et après avoir demandé à des gars : « mais où il est le club Morini Passion ? », je suis enfin tombé sur le barnum et sur l'espace tant recherchés. La dream-team est au complet : La Goupille et Didier, son pote Aveyronnais avec le "morigeot", Momo et ses raretés, corsaro special et corsarino donna, Mystic Jean-Luc avec la mythique "verte" et une 250 settebello. Une 125 H coursifiée est présente, elle est même kitée avec un cylindre de tre e mezzo. Une vraie curiosité. Un peu plus loin, mon attention est retenue par la fameuse 250 mono course qui avait fait la une de Moto-Légende, il y a quelques années, quand on voit le degré de finition de l'engin, on peut comprendre que certains exposent les motos dans les salons comme des oeuvres d'art. C'est une moto d'importateur, mi-officielle qui courait dans les années 65. Autre curiosité, une moto de manège-soit disant d'origine polonaise et munie d'un moteur corsarino. Pour moi, il s'agit d'un bitza. Morini n'a pas franchi le rideau de fer. Il a plutôt voulu sceller des accords avec l'oncle Sam.

On parle anglais dans tous les coins. Le Moto Morini club british est présent. Alain peut exercer ses talents dans la langue de Shakespeare. Deux qui se démerdent bien dans les échanges avec les Anglais sont Bernard et Jean-Luc. Je ne sais pas ce qu'ils leur racontent mais... les Britons sont "scotchés". Pour une fois que Momo est dépassé. Ce dernier n'est pas moitié-rital pour rien, il a rameuté son frangin Pascal qui sera un des maîtres de cérémonie durant tout le week-end en s'occupant particulièrement bien de l'organisation du stand. Philippe jubile dans son rôle de président et sa 125 PTT est largement admirée. De même que la Dart d'Alain avec sa fameuse teinte blanc nacré. Les morinistes, les Dart sont parmi les dernières bon marché, profitez-en. Malheureusement, et c'est souvent l'effet d'associations d'idées, l'un regarde la Dart mais c'est pour évoquer sa chère Cagiva Freccia; un autre admire la photo de Jean-Luc devant la "verte" mais ce n'est que pour évoquer son beau-frère qui serait le sosie de Jean-Luc. Un autre admire la corsaro postale mais c'est pour évoquer sa nostalgie des motobécane lt3 postales. Bordel, on a de belles motos originales, admirez-les pour ce qu'elles sont .Evidemment, il y a des fondus cultivés qui apprécient les Morini pour ce qu'elles sont. Et, on a des spécialistes pour leur répondre. Jean-Luc et Momo ont rivalisé de culture moriniste et ils étaient incollables sur les petits détails qui tuent.

Le morceau de choix était le barbecue pour lequel nos amis anglais étaient conviés. François a été le maître de cérémonie et La Goupille, grand maître du barbec a levé le toast en l'honneur de nos amis qui ont fort goûté sa convivialité. Momo, Alain et moi-même étant au service "chipos express".

La soirée s'est poursuivie, fort sympathique, les discussions morinistes alternant avec les discussions plus graves. On a changé de majorité, faut quand même en parler, bordel de merde. Je retiens le pote de François et sa 500 Triumph Daytona avec lequel on refaisait le monde. Je retiens aussi l'ami au 500 Morini-Alain, je crois, optimiste sur la concurrence déloyale que nous font les Chinois.

Perso, j'ai planté la tente dans le bois et malgré tout j'ai été réveillé par un gros ronfleur qui possédait une Norton Gus Kuhn. Putain, il ronflait le bougre. Du coup, lever à sept heures du mat, je refile un comprimé d'Efferalgan à Pascal, à cause de la sangria de la veille et le petit déjeuner pris, nous sommes tous au bord de la piste pour voir la série où notre Lulu participe avec son vieux tre e mezzo. Lulu a le beau style coulé, la trajectoire impeccable, le rétrogradage, pile-poil, toujours au même endroit, à la seconde près; il est plus rapide que deux autres morinistes, ce qui nous fait chaud au coeur et entame bien la journée.

Ensuite, Philippe et moi, nous partons à la bourse et, un peu déçus, par l'absence de pièces morinis, mais ça, ce n'est pas nouveau, nous rentrons presque bredouilles. Si, j'ai acheté le pin's Graziella, du club allemand Morini, la sorcière sur son balai-à quel modèle, peut-on l'associer ou est-ce une invention du club allemand et de leur revue La Strega? Je trouve quelques bricoles pour mon guzzi v 50 Monza. A propos, si Bernard peut me donner l'adresse et le nom du Guzziste qui était si enflammé en parlant Guzzi, ça m'intéresse.

Jean-Claude COSTEUX nous a rejoints le dimanche midi avec son épouse. Il me raconte qu'au Mans, il prenait 240 avec sa 408 Aermacchi usine. Je suis un peu sceptique, j'avoue, 240 avec un mono; ça me semble un peu italien comme vitesse. Mais enfin, Jean-Claude est tellement sympathique et une telle mémoire du motocyclisme, ç'est unique; sa modestie nous confond. Toutes ces anecdotes, je me revoie enfant avec les moto-revue rouge...

J'aide les amis à remballer et notamment à remonter les machines sur les remorques, un week-end se termine. Les Morini -Passion ont été à l'honneur, un magnifique stand, merci Momo, merci Alain, une magnifique intendance, merci Bernard, merci François de vous être dévoués ainsi, une culture sans faille de certains-Momo, Jean-Luc qui font revivre la petite firme bolognaise. Alfonso vous embrasserait.

Christian Retour à la liste



























09-2012 - Les mésaventures de François et Momo à la foire d'Imola 2012 - par Maurice

Maurice, François

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Allez c'est parti pour une nouvelle édition.

Pour moi la quatrième avec cette fois un objectif un peu différent, assister notre nouvel adhérent François aux entretiens avec les organisateurs de la foire d'échange d'Imola pour des articles qui seront diffusés sur Moto Légende et La vie de la moto.

J'ai posé deux jours de congés pour partir jeudi matin, m'arrêter chez François sur la région de Beaune en fin de matinée, déjeuner et repartir avec le véhicule de François via l'Italia. Vers 21h30 nous voila sur Bologne au Novotel en bordure d'autoroute à une quarantaine de kilomètre d'Imola. Diner et dodo.

Réveil vers 7 h00 petit déjeuner et arrivée sur l'entrée principale vers 9 h00.Il nous faut trouver « il signiore Donati » notre saufconduit pour pénétrer dans l'enceinte sans s'affranchir des 10 euros de l'entrée. Les paddocks sont en effervescence beaucoup encore bâchés mais les allées sont bien dégagées. Hermès notre ami vendeur des caoutchoucs poignées pompes et sangles est là en train de monter son barnum. Nous décidons d'attaquer de suite la piste avec nos vélos préparés. Paolo nous avait indiqué son emplacement, nous partons donc dans le sens inverse de roulement du circuit dans sa direction .Je cherche un carbu pour mon 50cc Dona de 1963 et François est à la recherche de pièces pour son 125 Verlicchi Régolarita. Je trouve un premier carbu incomplet pour 20 ? et plus loin un complet avec de la visserie neuve pour 50 que je négocie à 40 ?.

Je retrouve des connaissances de l'année dernière et commence à distribuer mes bouteilles de Bordeaux. Au fil de notre parcours nous trouverons des emplacements de pièces Morini avec toujours pour réponse quand nous leurs demanderons des pezzi ( pièces) de regolarita :" Impossibilé "

En milieu de matinée nous voila sur le stand de Paolo et son ami médecin qui était venu à Colmar avec sa 750 SF Laverda. Un beau barnum blanc encadré par un camping car et une camionnette pour transporter les machines. Équipés les gaillards. Trois machines à vendre une 350 sport de 1974 à 8500?, une 350 sport de 1976 à 7500? appartenant à Paolo et la 750 Laverda à 9000 ? .Les deux Morini à l'état neuf.

Nous rebroussons chemin à mi parcours pour attaquer les paddocks où se trouve les clubs, Donatini qui nous a promis un garde boue avant de régolarita trois jours avant au téléphone et tous les libraires et éditeurs. En chemin nous croisons Thomas et son frère. Ils exposent cette année.

Devant les stands de Motoclismo d'époque et de Légend Bike nous nous affairons avec nos listes pour nous procurer la littérature manquante. Plus loin le stand de Brezzi Randellini le fabricant de pots d'échappement et là contre toute attente nous trouvons LE pot d'échappement qui va sur l'unique moto 125 régolarita importée en France par les établissements Couturier que possède François. On avance encore et vers le fond de l'allée principale c'est Aldo Satta le vendeur de compteurs, compte tours, phares et cocottes, tout refabriqué à l'état neuf, qui nous proposera pour un ami un compteur et compte tours pour 125 morini spécial à 150 ? .Nous les avions une heure auparavant vu sur la piste pour 140 ? dans un état très défraichi sans garanti de leur bon fonctionnement. Nous trouvons Donatini avec un stand bien plus petit que les années précédentes avec quelques Morini dont une 175 tresette sprint et deux corsarino. Il n'a pas le garde boue et dit le trouver peut être pour demain.

Il est déjà 17h00 et les stands commencent à se bâcher même si l'heure de clôture pour ce vendredi est 18h00. Nous retournons chez Hermes qui nous gardera nos vélos pour la nuit sur son stand. Direction Bologne et l'hôtel.

Samedi à 8h00 nous revoilà devant l'entrée à chercher notre Donati qui là nous reconnait. Du jour ou vous êtes dans l'enceinte de la foire vous pouvez en ressortir sans souci il vous sera simplement tamponné sur le bras un logo de l'évènement. Nous avons rendez-vous à 9h00 avec les organisateurs et donc une petite heure devant nous pour commencer à sillonner les allées bien plus encombrées de monde. Autant vendredi c'était aéré, autant ce samedi circuler à vélo est un calvaire.

9h00 c'est l'heure. Nous nous présentons au pied de la tour Ferrari à la direction où nous sommes accueillis par une femme : Rita Gaita qui parle un excellent français et Mr Brusa. Accueilli dans un bureau surplombant la piste nous apprenons que 45 000 personnes fréquenteront cette bourse pendant les trois jours et que 2000 exposants seront là pour les accueillir. Nous avons devant nous les deux seules personnes qui dès le mois de Mars s'affairent à organiser l'évènement, épaulés sur place par 200 bénévoles. François grand amateur de vins, et pour cause il réside dans une des plus belle région viticole de France est venu lui aussi avec des bouteilles et en offre une à Mr Brusa .Nous avons eu le privilège de pouvoir monter tout en haut de la tour, aujourd'hui devenue monument historique, pour y photographier la piste et les paddocks sur lesquels est entrain de se construire un musée à thème qui devrait être fini l'année prochaine.

Après cet entretien bien agréable nous voila de retour sur la foire en bordure de piste. François est attiré par une étale qui propose des tringles de frein à tambour. Il en recherche pour une de ses anglaises et trouve son bonheur pour 26 ? les deux tringles de 140mm. Après avoir payé nous nous dirigeons vers Cesare vendeur de selles et de décalcomanies. Là nous trouverons des rivets de selle neufs pour restaurer la selle de la régolarita. François cherche son enveloppe qu'il venait de ranger cinq minutes plutôt dans sa poche de cuisse de pantalon. Rien. Nous cherchons partout retournons le sac à dos et nous sommes bien obligé de constater que l'argent à été volé. 900 euros ! Bon la journée ne fait que commencer et nous voila amputé d'un budget, mais qu'importe il me reste suffisamment pour pouvoir financer nos quelques achats. Nous prenons la piste dans l'autre sens et commençons à déambuler. Une 125 régolarita due tappi (deux bouchons) de 1965 est présentée mais son propriétaire n'est pas là. Elle ne nous parait pas vraiment d'origine avec un réservoir simple bouchon et un moyeu de roue arrière bizarre. Plus loin une 175 settebello avec un papier mentionnant 7/ bello (voir photos) pour 6200? avec un cylindre et une culasse de 175 turismo montés dessus. Le garçon que nous connaissons bien nous précise que le bon cylindre et la culasse de settebello sont sur la table d'expo. Plus loin nous trouverons Dante Vezzani à qui nous achèterons un bouchon de réservoir en bakélite vierge de toute inscription pour 20 ?, les originaux étant à 70 ?. La piste tourne, monte avec énormément de monde. Nous retrouvons le stand de Indiversi Giuseppe celui qui l'année dernière devait trouver une New York à notre Président Philippe. Toujours son moteur monté sur un bâti au sol qu'il vous démarre à la demande et là François trouve les deux leviers de poignées pour sa régolarita pour 20 ? que je m'empresse d'acquitter à Giuseppe qui offre un tee-shirt à François. Nous le saluons enfourchons nos vélos et après deux coups de pédales un bruit nous interpelle quelque chose est tombé. C'est un des talkie-walkie que François avait apporté au cas où nous nous séparerions. Je l'avais mis dans ma poche gauche avec mes billets. La poche a été découpée verticalement par un cutter et l'argent s'en est envolé. Il me reste deux billets de 20. C'est 340 ? qui viennent de mettre dérobés. Ça continu ! Je trouverais bien une voiture de carabinieri et leur présenterais ma poche découpée mais sans flagrant délit !!!

Imaginez 45000 personnes et des négociations en liquide, pas d'électricité sur les stands pour une carte bleue c'est un terrain de prédilection pour les voleurs.
Il est un peu plus de 15 h00 nous redescendons gentiment nous arrêtant chez Paolo, Thomas, Hermes, Donatini (qui n'aura pas le garde boue) leur expliquant nos déboires et prenons la route pour la France. Nous savons par Paolo que Philippe de Colmar y était.

Maurice Retour à la liste



























11-2012 - Morini Passion au salon Moto Légende 2012 - par Alain

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Il s'est passé tant de chose que le résumé du week end ne va pas être facile à rédiger. Le premier mot qui nous vient, c'est Bravo. Bravo à Momo, à Jean-Luc et à François qui se sont démenés pour nous faire un stand de cette qualité.

On était placés tout près de l'entrée. Au départ, on pensait qu'on serait un peu à l'écart puisque retranchés dans le premier pavillon, hors du grand hall. Finalement, la position est stratégique. Tous ceux qui arrivaient nous trouvaient. En plus, on était entre Italiens : face à Bimota, près de Benelli et Gilera.

Sur le stand, les trois motos étaient disposées avec soin sur des podiums construits pour l'occasion. Ils servaient également de réserve, de cache frigo et de vestiaire. Bien pratique et esthétique, ils mettaient parfaitement les motos en valeur.

Parlons-en des motos : trois machines hors norme. Trois machines de course. Trois machines au passé glorieux dont elles ont gardé les traces, les rendant plus réelles, plus vivantes, presque intimidantes.

La Rebello 175 Bialbero que nous avions exposés lors de notre rassemblement dans le Jura trônait en hauteur, à porté de flash. La belle a attiré les regards. Avec sa robe noire et blanche, son moteur si particulier avec ses ressorts en épingle apparents, elle a fait le show.

A l'opposé du stand, bien en hauteur on trouve la 175 Settebello Moto Giro D'Italia de 1955 reconnaissable à sa boite à outils entre la selle et le réservoir. Dans un jus superbe, elle aussi a attiré l'oeil.

La 220 Settebello sa faisait presque oublier avec sa ligne plus connue et sa couleur rouge plus habituelle pour les collectionneurs de passage. Pourtant, c'est une championne : Championne d'Italie en course de cote, pilotée par Gilberto Parlotti. Elle est la parfaite illustration des préparations qui étaient apportées aux 175 Settebello dans les années 1960

Bien sûr, ces trois divas des circuits ont attirées leurs pilotes. Dès vendredi nous avons eu la trop brève mais exceptionnelle visite de Jean-Pierre Beltoise qui a posé sur la Settebello et dédicacé son livre. Ceux qui étaient sur le stand en garderont un grand souvenir. Nombreux étaient les visiteurs qui se ruaient vers notre stand pour le rencontrer.

Sur les trois jours, nous avons profité de la présence inconditionnelle de notre ami Jean-Claude Costeux, nous avons eu le plaisir d'accueilli Jean-Pierre Auber, bien sur, mais aussi Dominique Bréjat, Claude Benelhadj (tous deux Champions de France sur Moto Morini), Jacques Marchand, René Guili, Ron Chandler et j'en oublie sans doute. Les discussions allaient bon train, et Momo a recueilli des informations intéressantes sur les pilotes Français en Morini.

Parfois, c'étaient des proches qui retrouvaient dans l'expo une photo de leur père, grand père, ami, voisin. On les sentait émus de trouver un témoignage vivant d'une époque qu'ils pensaient oubliées de tous. On a fait de belles rencontres et recruté quelques nouveaux membres qui semblaient autant apprécier les connaissances de nos représentants que les breuvages de François.

L'apéro de Samedi midi s'est transformé en salon de la gastronomie quand La goupille a sorti le Laguiole pour découper le saucisson et deux mètres de saucisse sèche. Pendant ce temps, Jean versait le Macvin et tranchait le Conté. Une part de quiche plus tard, et on reprend les tours de garde sur le stand. C'est l'occasion de discuter entre amis, avec les visiteurs, les anciens pilotes, bref, avec tout le monde.

Trois journées à ce rythme ont épuisé nos exposants d'un week end. On remballe tout, on part mettre les motos à l'abri, chacun reprend sa route avec des souvenirs plein la tête et la très grande satisfaction d'avoir réussi : Le tout jeune club Moto Morini Passion qui a muri dans le crane de La Goupille pendant tant d'années fait désormais parti des clubs de marque.

Merci à tous, Félicitations

Alain Retour à la liste



























06-2013 - Coupes moto légende 2013 - par Jacky de Lyon

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Un vendredi soir sous la pluie et dans la gadoue... on aurait pu chanter pour se réchauffer! Les barnums qui arrivent enfin alors que l'on commençait à penser qu'ils n'arriveraient jamais et tout de suite au travail de montage, installation des tables et apéro (il était temps) On s'était tous mis d'accord que chacun apportait un peu (excusez du peu) et les choses sérieuses commencent... il faut se réchauffer, même après l'apéro, Bruno sort la blanquette de veau, Natacha le poulet coco... l'ambiance et tout de suite au beau fixe. Ca se terminera tard avec une cuvée spéciale Morini de La Goupille... je m'occuperai spécialement de cette trop petite bouteille...

Réveil samedi matin sous le froid en attendant la pluie et ce fut le soleil qui apparut! Le temps de faire un petit tour à la bourse et dans les stands et il est déjà l'heure de l'apéro.. eh oui! Repas des plus frugal, un grand merci à Marie, Tassadith et Natacha qui ont ouvré tout le week-end pour les morinistes affamés. Après-midi qui passe trop vite au son des motos et pour certain corvée de montage de tente! il se reconnaitra, pas un pote pour aider, merci les copains. Retour sous la tente pour une soirée animée par les récits des uns et des autres, et Lulu n'est pas en reste! y a du vécu! je fini la bouteille de La Goupille et c'est parti pour un concert de ronflement, y en qui tourne aussi bien que leur moto!

Réveil difficile dimanche matin, 5 degrés, ciel ombrageux, il n'a pas fait chaud sous la tente et la météo ne prévoit la chaleur qu'en fin d'après-midi...ça promet, les femmes restent au chaud dans les duvets... on n'a pas d'espoir de voir le soleil de la journée, Le président prépare sa moto pour la balade, La Goupille le side, Lulu la 3 1/2 pour la manche du matin... A 10h le soleil enfin se montre et contrairement aux prévisions un grand ciel bleu se découvre, ça fourmille dans tout les sens, beaucoup de visites sur le stand Morini. Nos motards rentrent au stand et il est l'heure de ressortir les bouteilles avant de passer à table. L'après-midi passera très vite et il est temps de se dire au revoir.

Un week-end comme on aimerait en passer beaucoup, dans la joie et bonne humeur de tous.

Jacky de Lyon Retour à la liste



























09-2014 - Premier Trackday - par Alain

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27 septembre 2014, ça y est, c'est le jour. Depuis plus d'un an, on attend cette date. Au travers de la fenêtre de l'hôtel, je vois Jean-Mi qui s'affaire déjà autour de son fourgon. Les motos, bien sanglées sur leurs remorques brillent sous l'humidité du matin.

Le plateau de Philippe est garé à côté du mien. Sa voiture l'a lâché hier soir à 80km du restaurant ou une quarantaine de joyeux convives étaient attablés comme au banquet de fin des albums d'Asterix.

Après un bon petit déjeuner, il est temps de mettre le cap vers le circuit. François ne nous a pas menti. Il n'y a rien autour. Que la piste de l'aérodrome et des étendues d'herbe. Si on se gamelle, on aura de quoi glisser.

Tout le monde descend les motos et les premiers démarrages se font entendre. François nous briffe avant de montrer le parcours à la série bleue. Ils s'élancent pour deux tours tranquilles ou chacun essaie de mémoriser la bonne trajectoire. Alain, sur sa 1200 Corsaro n'en mène pas large. Il faut dire que la série bleue, c'est celle des rapides. C'est sur qu'il va pouvoir en lâcher quelques uns dans la ligne droite, mais en courbe.

François s'écarte et le groupe commence déjà à se disperser. Brubru fait filer sa 500, Jacques vole sur sa Guzzi, Paolo s'amuse sur son proto, Lulu ne fait pas de figuration. Quelques Ducati et autre Norton ne sont pas venus pour faire tapisserie. Ca arsouille sec. Jean-Pierre s'est invité dans la série bleue avec sa 175 Settebello. L'appel de la piste sans doute.

Je quitte cette bande de dingue pour démarrer ma Dart et m'approcher de la pré-grille.

On croise la série bleue qui rentre au paddock sourire aux lèvres. Alain tend le pouce !

La série verte démarre timidement sur le ruban d'asphalte en suivant studieusement les trajectoires impeccables de François. Lorsqu'il quitte la piste le rythme s'accélère à peine. Il faut maintenant rouler sans lui. Heureusement qu'il y a des cônes pour nous aider. Peu à peu, on prend de l'assurance, de l'angle, de la vitesse et du plaisir. Ma moto tourne parfaitement et mes plaquettes neuves se rodent à chaque freinage, me permettant ainsi de saisir le levier de plus en plus tard. Jacky pousse sa moto. La Corsaro tout juste remontée la veille lui fait des crises de jeunesse. Il n'en démordra pas et réussira à la faire rouler.

Au fil des séries, les pilotes s'affirment. Même le président Philippe commence à prendre de l'assurance dans les courbes. Soudain, juste avant le virage qui précède la ligne droite, je vois la moto de Jacky couchée dans l'herbe et son pilote qui me fait des grands signe pour que j'évite la flaque d'essence qu'il a répandu en cassant son réservoir. Pas de bobo pour l'homme et un réservoir bien vite réparé pour la moto.

Au départ suivant, dans le tout premier virage à très basse vitesse, c'est Zoye qui perd brutalement l'avant et chute lourdement. Il reste au sol en se tenant l'épaule. Evacuation par les pompiers. Résultat, une clavicule, une homoplate et une côte.

Après le repas du midi, on repart pour quatre autres séries. Gérard continue de nous photographier. Les pneus commencent à se parer de petites boulettes de gomme. On est tous des Agostini quand on ouvre en grand entre deux virages. Le freinage en bout de ligne droite avant d'attaquer la grande courbe, puis le freinage ou on en rentre deux dans le ploum-ploum de l'échappement avant l'épingle, puis le gauche facile avant d'attaquer ce satané gauche en dévers puis le droit ou on ne sait pas ou se foutre pour sortir à peu près bien. C'est dans cette portion que les bons me bouffent des secondes. Ahhrr l'année prochaine, je peaufinerai tout ça.

Le soleil a brillé toute la journée, et je m'accorde une pause rafraichissante avant la dernière série. Jean-Mi, Jacques et Brubru m'annoncent que je dois faire la huitième série avec eux (les bleus). Je n'hésite finalement pas, et je me trouve dans la cour des grands. Ca roule plus vite c'est clair. Fini les sorties de courbes où je lâchais les Corsaro coursifiés en me bagarrant avec quelques Ducati, (et en me faisant remonter par un Excalibur, oui, j'ai honte !!). Cette fois, j'ai des adversaires qui pilotent avec précision des machines parfois préparées. Jacques me donne des conseils tout en roulant. Mon objectif, ne pas me sortir, ne pas être largué. Finalement, ça va. On termine cette journée heureux comme des gosses.

Christian alias 123 garde sa bonne humeur, mais est à deux doigts de cramer sa moto de course qui lui a fait des problèmes d'allumage qu'il a tenté de régler toute la journée.

On se sépare en sachant que c'était la première, mais surement pas la dernière. Reste à espérer une météo identique l'an prochain.

Alain Retour à la liste



























04-2015 - Britalia 2015 - par Lulu

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Suite au Britalia 2015 je remercie tous ceux qui se sont inscrits ; et une petite pensée pour ceux qui n'ont malheureusement pas pu venir.

Je remercie d'abord tous ceux qui m'ont aidé :
- Patrice et Maryse qui m'ont donné l'idée de le faire dans l'Aisne, m'ont trouvé le restaurant à Coulonges Cohan et m'ont aidés pour certains tracés : qui n'est venu que le dimanche matin avec une 850 Norton "cause d'une bonne sciatique " et qui a fait le complément de personnes au resto le dimanche midi avec sa famille et des copains.
- Serge qui est venu avec moi voir les 3 hébergements, et au moins 6 reconnaissances de circuits, qui n'a pas eu de chance, car il est tombe en panne le samedi matin avec la 501 Moto Morini Coguaro, puis le lundi matin avec la Aermacchi 350TV.
Du coup il a débarrassé, rangé la salle et tout rechargé dans mon camion le lundi matin .
- Arnaud qui était la le dimanche matin avec un 900 Ducati et qui nous a organisé la dégustation de Champagne à Verneuil.
- Jean Luc qui m'a fait les petites flèches d'indication Britalia, que je vais donner a ARMAND
- Le CPIE pour leur gentillesse et de n'avoir facturé que les personnes présentes.
- L'orchestre d'avoir attendu plus 1 heure que nous finissions de manger

Pour répondre : Au sujet des cartons, ce n'est pas le CPIE qui les ont demandés ;
Serge et Moi nous pensions que s'il pleuvait , les motos serait mieux à l'abri, sauf que le sol était du gravillons lavé .
Les cartons ce n'était pas seulement pour les Anglaises "la réputation", car il y a eu plus de cartons maculés de taches qu'il y avait d'anglaises. Et même des taches sur le gravillon lavé.
Et puis les anglaises avec les pâtes à joint actuelle cela ne fuit plus, ce n'est peut être pas le cas de leur pilote, ce qui expliquerait qu'il avait aussi peu d'anglaises, car cela prend de la place dans les sacoches "ha ha ha" !

Le manque d'anglaises m a obligé de prendre la Triumph Bonneville de 1965 qui n'est pas au meilleur de sa forme. D'ailleurs si quelqu'un peut me conseiller ; elle a un trou a accélération entre 4000 et 5000 tours et après cela repart bien.

Le Dimanche matin la Laverda de raton était crevé. Bombe et un coup de pompe mais pas assez gonflée pour rouler à deux. Donc j'ai pris Christine derrière moi " la pauvre". Suspension trop mole et mauvaise accélération je ne pense pas qu'elle a gardé un bon souvenir de la Bonneville. M'enfin elle n'a rien dit et elle a bien suivi : il a de la chance Raton.

C'est vrai que je me suis un peu planté, malgré que j'avais reconnu le parcours "c'est l'âge certainement" et avec plusieurs circuit dans la tête. Et puis un Britalia sans se tromper ce n'est plus un Britalia.

Hormis quelques détails, je pense que je suis resté conforme à l'esprit Britalia et que vous avez passé un bon Weekend.
Même notre Suisse Patrick a ramené ses lapins intacts en Suisse. "Qui a dit qu'une Guzzi 850 le mans c'était rembourrée avec des noyau de pêche "

Le prochain Britalia sera organisé par le belge Armand Bruaux "Armandello" qui va vous démontrer que la Belgique n'est pas un plat pays. Il va falloir avoir la frite "elle est facile" sinon il faut penser à la mise en Bière "belge".
Armand a déjà trouvé l'hébergement, le restaurant et l'orchestre. Il cherche un club d'anglaises partenaire.

J'ai oublié de remercie Antoine, surtout sa femme qui a fait la voiture balai le dimanche qui a permis de ramener du champagne et la Norton

A bientôt
Amicalement
Lulu
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09-2014 - Deuxième Trackday - par Alain

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J'avais une revanche à prendre. L'année dernière, me faire pourrir par un chopper sur un circuit était le summum de la honte. Il n'était pas question que je laisse passer l'Excalibur une seule fois.

En examinant la liste envoyée par François, je me suis rendu compte que Michel venait cette année avec une RDLC. Ok, l'Excalibur restait au garage, mais avec la yam, il allait tourner encore plus vite.


Comme l'année précédente, le groupe a pris ses quartiers à l'Ibis de Pouilly. On ne change pas une formule qui marche, alors pour le repas du vendredi soir, François a réservé le resto tout proche où une grande table en U accueille une cinquantaine de convives. C'est l'occasion de faire connaissance avec les nouveaux et de retrouver tous les copains.

Samedi matin, les pilotes s'équipent sous le soleil qui s'annonce généreux. Le seul paramètre incontrôlable est de notre côté. Le team 123 est confiant et détendu. La moto orange tourne bien. Coco est en forme et Claudy a apporté un 1200 Corsaro pour assurer la présence sur la piste. Cette année, on a rempli 3 séries de 16 machines. Joël, une figure du side-car et ami de François gère la grille de départ. On lance la série jaune, celle où onze Corsaro se suivent. L'une d'entre elles est pilotée par Déborah qui se signale avec une chasuble jaune fluo « faites attention, je débute ». Elle n'en mène pas large, et pour ne pas la rassurer, une chute survient dès les premiers tours. Le pilote est évacué par les pompiers. ça commence fort. En fin de journée, sans son gilet jaune, elle demandera à Remy de booster sa moto, comme quoi, le métier rentre vite !

Joël relance la série jaune, mais les gars de la série verte croient que c'est leur tour et s'ajoutent au groupe. François fait des grands gestes au bord de la piste. Retour à la normale au bout de quelques tours, mais quand le départ de la série verte arrive, il en manque à l'appel. Pas grave. Ensuite la bleue démarre et le rythme se prend. Joël, chrono en main et talkie walkie à l'oreille gère le planning. François rassemble le troupeau sur sa 250 Triumph qui dégage une étrange fumée sous la selle.

Sur la piste, la Dart manque un peu de pèche, mais tourne plutôt bien. Comme l'an passé, ce gauche en dévers me donne du fil à retordre, mais je ne me fais pas doubler. Après quelques tours, je comprends qu'en rentrant moins vite, je sors mieux pour le droit suivant et les autres virages s'enchainent beaucoup plus propre. En sortant un peu de la selle, je gagne encore quelques dixièmes. Pas de RDLC en vue. Il est derrière. Je ne lâche rien. La température monte, et les pneus accrochent mieux. Cette année, l'honneur est sauf. Je rattrape le Settebello de Jean-Pierre qui n'a rien perdu de son pilotage. Pas facile à suivre dans les courbes. La goupille y va molo sur sa 3-1/2 sport. Il préserve la belle.

Je croise la série bleue où tout le monde semble s'amuser. Pierre usine copieusement tout ce qui dépasse de la Guzzi Le Mans. Il en récolte le surnom de Pierrot l'étincelle. Dans le parc, on croise aussi tous les copains venus en spectateurs et les enfants qui font leurs gammes sur un petit Italjet ramené par Jacky. La relève est assurée.

Ma septième série est celle de tous les dangers. Après avoir foiré le freinage de l'épingle, raté le rétrogradage avant le dévers, frotté le cale pied dans l'angle droit avant la ligne droite et finalement, failli sortir dans l'herbe dans la grande courbe qui suit, je me dis que le pilote fatigue et que la huitième série sera celle de trop. En examinant la moto, je me rends compte que mon moteur perd de l'huile et que des projections atteignent le pneu arrière. Pour moi et pour la sécurité des copains si la fuite s'aggrave, il vaut mieux arrêter.

A la fin de la journée, tout le monde a passé un super moment et sangle les motos sur les remorques en échangeant nos impressions avec un large sourire. Le deuxième trackday est un succès. On remet ça l'année prochaine. Merci François et à sa bandes d'amis qui l'ont aidé. Alain Retour à la liste

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